Quinine et Antipaludéens (Chloroquine/Hydroxychloroquine)

La quinine et ses dérivés affectent les cellules ciliées de la cochlée et les neurones auditifs en perturbant les canaux ioniques cochléaires, provoquant des acouphènes généralement dose-dépendants.

La quinine est historiquement l'un des premiers médicaments reconnus ototoxiques. Utilisée depuis des siècles contre le paludisme, elle a retrouvé une actualité inattendue lors de la pandémie de COVID-19, avec l'usage controversé de l'hydroxychloroquine. Ses dérivés — chloroquine et hydroxychloroquine — sont aujourd'hui principalement utilisés en rhumatologie (polyarthrite rhumatoïde, lupus).

Le mécanisme ototoxique de la quinine et de ses dérivés implique une perturbation des canaux ioniques (K+, Na+) dans les cellules ciliées de la cochlée et possiblement une toxicité directe sur les cellules ciliées externes. L'ototoxicité est généralement dose-dépendante et affecte aussi bien la fonction cochléaire que les neurones auditifs. La chloroquine semble plus ototoxique que l'hydroxychloroquine.

Les facteurs aggravants sont la dose élevée, la durée prolongée du traitement et l'insuffisance rénale qui réduit l'élimination du médicament. Une surveillance audiométrique est recommandée pour les traitements prolongés, notamment en rhumatologie. L'utilisation à la dose minimale efficace constitue le principal facteur protecteur.

L'ototoxicité de la quinine est souvent réversible à l'arrêt du traitement, mais des cas de persistance ont été documentés, en particulier avec la chloroquine. Une surveillance attentive des symptômes auditifs pendant le traitement est essentielle. La réversibilité est meilleure si les symptômes sont signalés rapidement.

Si vous prenez de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine et que vous ressentez des acouphènes, une baisse d'audition ou des bourdonnements, informez votre médecin sans tarder. Il évaluera la nécessité de modifier le traitement, tout en pesant soigneusement le bénéfice thérapeutique pour votre maladie de fond.

Comment ça fonctionne ?

Mécanisme cochléaire et rétrocochléaire. Perturbation des canaux ioniques (K+, Na+). Possible toxicité directe sur les cellules ciliées externes. Ototoxicité généralement dose-dépendante et souvent réversible à l'arrêt (mais cas irréversibles documentés).

Questions fréquentes

L'ototoxicité de la quinine ou de l'hydroxychloroquine est-elle réversible ?
Souvent oui, à l'arrêt du traitement. Cependant, des cas de persistance ont été documentés, surtout avec la chloroquine. L'hydroxychloroquine semble moins ototoxique. La réversibilité est meilleure lorsque les symptômes sont signalés rapidement au médecin.
Quels sont les facteurs aggravants avec les antipaludéens ?
Les doses élevées, la durée prolongée du traitement et l'insuffisance rénale augmentent le risque ototoxique. La chloroquine est plus ototoxique que l'hydroxychloroquine, ce qui peut influencer le choix du traitement en rhumatologie.
Comment gérer les acouphènes sous chloroquine ou hydroxychloroquine ?
Signalez immédiatement tout nouveau symptôme auditif à votre rhumatologue ou médecin prescripteur. Il pourra ajuster la dose ou changer de traitement. Ne pas arrêter seul un traitement prescrit pour une maladie chronique.

Sources

Avertissement médical : Ces informations sont fournies à titre éducatif et ne remplacent pas une consultation médicale. En cas de symptômes nouveaux, soudains ou inquiétants, consultez un médecin ou un ORL sans délai.

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